
Le 1er septembre 2026 marque un véritable tournant pour le droit pénal belge. Après plus de 150 ans d’existence et de multiples modifications, l’ancien Code pénal a définitivement cédé sa place à un texte entièrement repensé.
L’ambition affichée est claire : rendre le droit pénal plus précis, plus cohérent et plus simple. La réforme rebat notamment les cartes en supprimant la traditionnelle distinction entre crimes, délits et contraventions et en instaurant huit niveaux de peine.
Le nouveau Code redéfinit également les règles relatives à la tentative, à la participation et aux circonstances susceptibles d’alourdir les sanctions. Pour les entreprises et leurs dirigeants, ces évolutions ne sont pas théoriques : elles peuvent modifier concrètement l’appréciation de leur responsabilité pénale.
Le Livre II apporte, lui aussi, son lot de nouveautés avec une nouvelle organisation des infractions et l’apparition de nouvelles incriminations, parmi lesquelles l’écocide et la fraude aux subsides.
Mais la réforme ne s’arrête pas à l’entrée en vigueur du nouveau texte. Pour les dossiers portant sur des faits antérieurs au 1er septembre 2026, magistrats et praticiens devront procéder à une comparaison minutieuse entre les deux Codes afin de déterminer quelle législation est la plus favorable au prévenu.
Une nouvelle architecture du droit pénal belge est donc désormais en place. Reste à voir comment elle se traduira dans la pratique judiciaire et, surtout, quelles conséquences elle aura pour les entreprises et leurs responsables.
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